Il était une fois, un parcours pas tout à fait linéaire…

De la découverte du Logo sur un MO5 aux premières nuits passées à calculer des fractales sur un Mac SE, mon histoire avec l’informatique a commencé tôt — et ne m’a jamais vraiment quitté. Au fil des années, j’ai traversé plusieurs univers : le web, le jeu vidéo, le mobile, la pédagogie, et même un détour passionnant par le maraîchage. Chaque étape, chaque expérience, chaque virage a nourri ma manière de travailler et d’enseigner. Aujourd’hui, je raconte ce parcours comme une série de chapitres — autant d’histoires qui ont façonné le développeur et le formateur que je suis devenu.

1977
Il était une fois...

Il était une fois...

Il était une fois un jeune garçon dont le père, professeur de mathématiques, lui fit découvrir un univers fascinant : celui de l’informatique. Ce garçon, c’était moi. Tout a commencé sur un MO5, avec le langage Logo et sa fameuse tortue qui traçait des figures à l’écran. Cette petite flèche obéissante ouvrit devant moi un monde nouveau : celui où la pensée logique devient visible. Avec mon père, j’ai ensuite découvert le calcul des fractales sur un Mac SE — un ordinateur qui tournait parfois toute la nuit pour calculer la beauté mathématique de ces formes infinies. Puis, un jour, il m’a offert Turbo Pascal 7. Ce fut un tournant. Pour la première fois, je ne me contentais plus de recopier des listings BASIC : je créais mes propres programmes. C’est là que j’ai compris que je voulais faire de l’informatique mon métier : concevoir, expérimenter, apprendre, comprendre.

1996
Les débuts du codage

Les débuts du codage

Cette curiosité m’a naturellement conduit vers des études d’informatique. Après un DUT Informatique à Toulouse-Blagnac, j’ai pris la route de la capitale pour décrocher mon premier poste de développeur web. J’y ai rejoint Data Technologies, où je développais des applications web destinées aux EHPAD. À cette époque, l’internet n’en était encore qu’à ses débuts, et nous faisions avec les moyens du bord : administration de serveurs, gestion des connexions, et parfois même un peu de bricolage numérique. L’entreprise devait alors faire évoluer ses outils vers une comptabilité à trois parties, un projet complexe mais passionnant. Puis, soudain, la bulle internet a explosé, laissant derrière elle un goût d’expérience et de leçons apprises. En parallèle, je continuais à nourrir ma passion. Sur mon temps libre, je développais des modules pour NeverWinter Nights grâce à son langage de script intégré, créant des quêtes, des mécaniques de jeu et des univers interactifs. Je participais également à la mise en place de forums PHP-BB — un grand classique pour ceux qui s’en souviennent — et même à l’hébergement de serveurs de jeux, à une époque où chaque ligne de configuration comptait. Et puis, un jour, il a été temps de partir vers de nouvelles aventures, direction la Belgique, pour écrire un nouveau chapitre de mon histoire professionnelle.

2004
Een beer alsjeblieft

Een beer alsjeblieft

J’allais si souvent en Belgique que j’ai fini par y poser mes valises. Là-bas, j’ai commencé une nouvelle aventure professionnelle en tant qu’indépendant pour une entreprise nommée Ella, dont la mission était de mettre en ligne des leçons de langues. Je travaillais alors en Java, un langage exigeant mais stimulant, et j’y ai découvert le plaisir de construire des outils utiles et accessibles. Par la suite, j’ai occupé un poste de technicien help desk pour des fournisseurs d’accès à internet, plongeant dans les arcanes du réseau et de l’assistance utilisateur. C’était une autre facette du numérique : celle du contact humain, de l’écoute et du dépannage immédiat. Fort de ces expériences, j’ai décidé de me lancer à mon compte et de créer ma propre société : Click Web Agency. J’y proposais des créations de sites web pour particuliers et des formations personnalisées, mêlant déjà technique et pédagogie, deux dimensions qui allaient marquer toute la suite de ma carrière. Quelques années plus tard, j’ai ressenti le besoin de me remettre à niveau et de me spécialiser dans le développement moderne. En 2010, j’ai suivi une formation C# à Technifutur, un moment charnière où j’ai consolidé mes bases en programmation orientée objet. Mais le destin aime parfois les détours : peu après, j’ai rejoint Babyzoom, un réseau social pour jeunes parents, où j’ai travaillé plus d’un an en PHP. Cette expérience m’a rappelé que, quelle que soit la technologie, ce qui compte avant tout, c’est de créer du lien — entre les idées, les outils et les gens.

2015
Crise de la quarantaine?

Crise de la quarantaine?

Fin 2015, une période de remise en question s’amorce. Après des années dans le numérique, j’éprouve le besoin de me reconnecter à quelque chose de plus concret, de plus vivant. Je m’intéresse alors au maraîchage et me lance dans la découverte du milieu agricole. Je commence cette exploration en Belgique, en enchaînant quelques stages pour comprendre le fonctionnement du terrain, les saisons, la terre, le rythme du vivant. Mais rapidement, je me rends compte qu’il me manque une véritable formation structurée, et c’est ce qui me pousse à rentrer en France fin 2016. Ce fut un sacré changement, presque un virage inattendu, mais riche d’enseignements. Cette parenthèse m’a apporté une profonde admiration pour le monde agricole, pour sa rigueur, sa patience et son humanité. Pourtant, j’ai su reconnaître que ce n’était pas ma voie. Savoir quand poursuivre et quand s’arrêter, c’est aussi une forme de lucidité. Alors, fort de cette expérience, j’ai compris qu’il était temps de revenir à mes premiers amours : l’informatique, ce domaine où je me sens le plus à ma place, entre logique, créativité et transmission.

2018
Retour à mes premières amours

Retour à mes premières amours

Pour me remettre dans le bain du développement, j’ai décidé de suivre la formation Concepteur Développeur de Solutions Mobiles à la CCI de Châteauroux. Cette formation a marqué un véritable tournant : j’y ai redécouvert le plaisir du code, l’émulation d’équipe et la créativité des projets concrets. C’est aussi pendant cette période que j’ai participé au Start-Up Week-end de Châteauroux. Une expérience intense, où notre équipe a remporté le concours avec l’idée d’une application baptisée Family, conçue pour aider à retrouver un enfant perdu. Portés par cet élan, nous avons tenté de transformer cette victoire en start-up réelle. Le projet n’a malheureusement pas abouti — il paraît qu’on échoue toujours la première fois — mais cette aventure a semé les graines d’autre chose. De cette expérience est née Takotek, une jeune entreprise spécialisée dans le développement d’applications mobiles. J’y ai mené le développement complet d’une application pour la gestion de locations de places de parking, un projet qui m’a permis d’allier technique, autonomie et innovation. Et puis, au détour d’une recherche de mission, une offre inattendue est apparue : un CDI comme formateur. Un poste qui tombait à pic — à la fois en accord avec mes aspirations à transmettre et avec mes projets personnels, comme celui d’acheter ma maison. Un nouveau chapitre commençait, fait d’enseignement, de partage et d’accomplissement.

2025
Au jour d'aujourd'hui

Au jour d'aujourd'hui

Aujourd’hui, après plus de 13 ans d’expérience, je me considère comme un artisan du web. Je maîtrise aussi bien le front-end (HTML, CSS, JavaScript, Symfony) que le back-end (PHP, SQL, API REST), tout en explorant les domaines du mobile (Flutter, Swift, C#) et du DevOps (Git, Docker, CI/CD). Je pratique les méthodes AGILE et le Test Driven Development, mais au-delà des méthodologies, j’accorde une importance essentielle à l’humain : l’écoute, la clarté, et la coopération. Je me décrirais comme patient, pédagogue, autonome et ouvert d’esprit. Mon plaisir réside autant dans la résolution d’un problème complexe que dans le moment où un apprenant comprend enfin une notion qu’il croyait hors de portée.